Que mille projets s’épanuissent : retour sur la table ronde 2025

« Imagine un peu ce que ce serait ne serait-ce que 50 projets à impact qui transforment le territoire de Saint-Brieuc ou le territoire un peu plus large et comment ça changerait la vie », Julien Bicrel.

C’est depuis l’écrin phosphorescent et festif du Mille que Radio Activ’ a déployé ses ondes en direct pour aborder le sujet des « projets à impact ». Encouragé par l’envie de l’équipe de créer un espace propice à ce type de réflexions, cette première émission radiophonique pendant le festival, met en évidence à quel point Le Mille constitue un cadre spatio-temporel idéal pour ces échanges optimistes et incitateurs.

Que l’on soit familier du terme ou primo-découvreur, vous avez forcément croisé ces initiatives : Sors tes moutons, Les Voisins Beaucemaine, Seanapse.

Projets non lucratifs, ancrés dans les enjeux de leur temps et de leur territoire, ils concilient utilité sociale, respect environnemental et gestion financière éthique tout en réalisant des actions vertueuses. L’enjeu est clair : trouver un modèle économique éthique durable afin de répondre aux problématiques locales.

Ces porteurs de projet sont nombreux mais pourraient être beaucoup plus...

Bien que vertueux pour le développement du territoire et de ses habitants, ces projets peinent à pérenniser leur existence. Si chacun essaye de développer des solutions financières efficientes en dépit d’un soutien financier institutionnel suffisant, ces solutions fragiles précarisent le projet et soulignent la nécessité d’avoir des institutions capables de répondre à leurs besoins.

Quels sont les enjeux de pérennité ? Comment les collectivités pourraient-elles faire pour qu’il y ait davantage de projets à impact et assurer leur pérennité ?

Pour répondre à ces questions Julien Bicrel, animateur d’événements sur Saint-Brieuc, porteur de projets, ancien organisateur de conférences TED X, tend le micro à 5 intervenants.

Le cœur briochin, la veine partenariale, l’esprit respectueux de l’environnement, le corps social et l’attitude économique éthique, le suc du Mille se retrouve dans les instants de cette émission de radio.

Simon LE BASTARD, coodinateur du festival Le Mille ; Florence GALLON, directrice de la recyclerie Seconde Nature ; Jordan GUEZON, président de l’association Seanapse et co-gérent du Bazaar Hall ; Sophie RICARD, architecte et co-gérante de La Preuve par 7 ; Anaïs BOUGOIN, cheffe de service Insertion sociale et professionnelle à SaintBrieuc Armor Agglomération.

Comprendre la démarche, le rôle et les enjeux de ces projets permet de pouvoir mieux y participer, en bénévolat ou en spectateur éveillé, afin de pallier les carences locales par une participation active.

A l’épicentre de l’effervescence, prendre le temps de se poser pour réfléchir ensemble. Partager les processus de réflexions afin de faire entendre à tous les rouages du territoire, clamer de nouveau l’attachement au territoire briochin et de la croyance au potentiel transformatif des projets comme Le Mille.

Le Mille est un projet à impacts

« On aime notre territoire sur lequel on vit. On avait à cœur de le mettre en valeur d’une autre manière. Aussi parce qu’on est convaincu que les projets à impact contribuent à façonner l’identité, la culture d’un territoire, et à lui donner une visibilité importante », Simon Le Bastard.

Né d’un besoin de revaloriser la Vallée du Gouédic, de renouer le lien des Briochins avec une de leurs profondeurs, Le Mille a mis sur pied une réponse innovante pour répondre à ces besoins et, de ce même mouvement, nourrir le besoin inassouvissable de lien social et d’entretien de la démarche de respect envers l’environnement.

Cela en investissant un lieu public sous une couture nouvelle, d’animations gratuites et familiales. La réalisation de cette proposition culturelle s’est tenue grâce à la construction d’un modèle économique atypique. Effectivement, un triptyque financier entre financements publics, financements privés et fonds propres, sans omettre la force des bénévoles. Ce montage, forgé face à la fragilité des collectivités rencontrant des difficultés financières, a permis la tenue du festival.

C’est par l’implication de plus de 60 partenaires locaux aux corps de métiers variés, l’implication de 170 bénévoles (en 2025) de profils sociaux et culturels différents, qui en font un festival fédérateur et partenarial. La concentration d’enjeux actuels et locaux que soutient le projet, l’envergure de la portée de ses partenaires et de ses bénévoles et du travail profond qui est mené comme avec les jeunes venus de la Mission Locale avec qui l’association suit de près la suite de leur parcours professionnel, assure un effet papillon sur le territoire et sur les 361 jours qui restent au monde pour revivre Le Mille.

Le Mille est un projet à impacts.